L’Herbier du Muséum National d’Histoire Naturelle, en ligne.

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La collection de Botanique et Mycologie de l’Herbier national rassemble environ 8 millions de spécimens. Des algues aux plantes à fleurs, la diversité du monde végétal y est représentée. Elle s’organise en plusieurs secteurs de volume variable.

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Historique La collection de Tournefort, botaniste au Jardin du Roi, fut la première à être léguée au Cabinet du Roi en 1708. Celle de Vaillant, son élève et successeur, s’y adjoignit en 1722. Dès le XVIIIe siècle, les expéditions naturalistes permettent d’augmenter le nombre de spécimens. Des savants, naturalistes et biologistes, constituent des herbiers qui enrichissent – par dons ou achats – l’Herbier du Muséum : les Jussieu, Adanson, Lamarck, Michaux, Desfontaines, Humboldt et Bonpland, Bory de Saint-Vincent, Montagne, Thuret, Bornet… Dans les premières années du XXe siècle, les dons des collections d’Ernest Cosson et Emmanuel Drake del Castillo représentent à eux seuls un volume de 1 million de spécimens. En deux siècles, l’herbier est passé de 25 000 spécimens (en 1803) à près de 8 millions. Aujourd’hui, les collections s’enrichissent toujours, grâce aux missions des botanistes sur le terrain, aux dons et échanges entre institutions ainsi que de legs de particuliers.

Description La collection de plantes vasculaires P (ptéridophytes, gymnospermes et angiospermes), d’extension mondiale,  rassemble près de 6 millions de spécimens. Elle est riche en spécimens provenant de France et d’Europe et des anciennes colonies françaises, ainsi que des actuels territoires d’outre-mer. Elle est réputée pour le nombre élevé de spécimens–types qu’elle conserve (au moins 300 000). L’autre ensemble de la collection de Botanique PC, estimé à 2 millions, regroupe les algues, les bryophytes et les champignons ; même si ces derniers ne sont plus aujourd’hui considérés comme des plantes, les collections de mycologie (y compris les lichens) restent une section à part entière de l’Herbier.

La collection est constituée majoritairement par des planches d’herbier, mais certains échantillons sont conservés différemment : sous enveloppes rangées dans des boites (une partie des champignons) ; en flacons, à sec ou en alcool ; en préparation de lames de verre pour l’observation microscopique ; en « carpothèque » (fruits séchés trop volumineux pour être compatibles avec le format de l’herbier) ; en plaques ou tranches de bois constituant la « xylothèque ». En outre, depuis quelques années, des fragments de feuilles sont séchés et conservés en gel de silice, dès la récolte sur le terrain pour préserver la structure moléculaire de l’ADN et permettre les analyses génétiques.

Les spécimens sont regroupés par grands groupes. A l’intérieur des grands groupes botaniques, le classement n’est pas nécessairement similaire. Les collections de bryophytes, d’algues, de lichens et de champignons combinent des acquisitions conservées telles qu’elles ont été transmises par leurs donateurs, à côté d’un herbier « général », classé pragmatiquement par ordre alphabétique des genres.

Le groupe des ptéridophytes a adopté depuis longtemps un classement taxonomique des genres, fondé sur les affinités botaniques. Quant au très vaste ensemble des phanérogames (gymnospermes, mais surtout angiospermes), qui occupe plus des 2/3 du volume total de l’Herbier, il est organisé en herbier général. Les angiospermes sont réparties en 413 familles selon la classification issue des travaux du groupe international de botanistes APG (Angiosperm Phylogenetic Group). S’ajoutent à ces collections regroupées par grands groupes botaniques quelques entités séparées nommées herbiers « historiques ».

Accédez aux données spécifiques de l’herbier

Herbier national – Plantes vasculaires  

L’index herbariorum

 

http://www.mnhn.fr/fr/collections/bases-donnees-scientifiques/reseau-herbiers-france/ppc-herbier-national-mnhn

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