Les camélias

Classé dans : Arbuste, Botanique | 0

Intervention de Ginette Caillebot à la Rencontre Mensuelle du 6 Mars 2015

LES CAMELLIAS –

HISTORIQUE : Le camellia sinensis est cultivé en Chine depuis 2700 avant Jésus-Christ son utilisation était multiple

DSCN0236

DSCN0230

DSCN0266

DSCN0255DSCN0181

–  arbuste d’ornement

– extraction d’huile fine de ses graines,

– ses feuilles fournissaient une eau appréciée par les dames pour leur toilette. Elles furent utilisées mâchées avant de l’être en infusion accompagnées de quelques fleurs odorantes de camellia sasanqua.

LEUR ARRIVÉE EN EUROPE :

1560 : un camellia est mentionné dans le parc de la duchesse de Campo-Bello au Portugal

1700 : premières graines envoyées par le père Geog-Joseph KAMEL qui avait séjourné sur l’ile de Luçon, archipel des Philippines, sur le retour il s’arrête en Chine découvre un bel arbuste dont il ramène également des graines

1735 : Carl Von Linné nomme le camellia après avoir vu des illustrations et lu des descriptions

1739 : introduction d’un camellia japonica en Angleterre

1811 : un officier de la compagnie des Indes ramène de Canton ,en Angleterre un camellia sasanqua

1820 : John Reeves remit au Capitaine Richard Rawes de la compagnie des Indes le premier camellia rèticulata qui fleurit pour la première fois en 1826 dans le jardin de la sœur du capitaine. Aujourd’hui, il existe toujours un camellia réticulata « captain Rawes »  rouge semi-double

1901 : introduction du camellia cuspidata en Angleterre

1930 : c’est le camellia saluenensis peu apprécié qui donna une hybridation avec le camellia japonica dans les jardins de Caerhays en Cornouailles par J-C Williams origine de toute la gamme des camellias x williamsii.

BOTANIQUE

Famille :Théacées

Genre : Camellia nom vernaculaire : camélia

Espèces : nombreuses. Les plus connues japonica et ssp japonica et ssp rusticana, granthamania, un exemplaire est cultivé à StQuay-Perros, oliféra, saluenensis, sasanqua, réticulata, vernalis, hiemalis, peu sont cultivées mais elles servent à faire des hybridations. Je cultive quelques espèces : grijsii, irrawadiensis, kissi, lutchuensis, puniceiflora, transnokoensis, tsaii, yuhsienensis, yunnanensis, pour leur feuillage ,leur fleur, leur parfum ou leur rareté.

Hybrides et variétés : ce sont ceux que l’on trouve le plus souvent dans les pépinières sous les noms de camellia japonica, sasanqua, réticulata

Intérêt de certains hybrides et variétés :

Leur parfum : lutchuensis +++ yuhsienensis +++ high fragans +++

Leur feuillage : pousses bronze fairy blush ; gay baby

sweet emily kate au port rampant ++  lutchuensis

spring mist ++ vernissées:

red crystal très grandes 10 cm

fairy blush + sérrulées:nokogiriba +++

holly bright,elegans champagne ++

originales : kingyo tsubaki (en forme de queue de poisson),

grijsii (gauffré)

tsaii et kujaku-tsubaki : légèrement ondulèes

mat : alpen glo, high fragans

Leurs fleurs :

Mouchang a de très grosses fleurs

Le nombre de pétales 8 = fleurs simples, 8 à 15 = semi-doubles,15 à 20 = doubles, souvent les étamines sont pétaloïdes. Pour les camellia Higo ce sont 5 à 9 pétales et 200 étamines bien visibles en bouquet.

La forme de la fleur est en coupe, en campanule, en pivoine, sphérique etc

Les maladies des Camélias :

Fragile : tulip time

Chute des boutons floraux : souvent un stress au froid, gel et dégel

Fumagine et cochenilles : feuilles noires et collantes

Excès de soleil : les feuilles jaunissent

La chlorose : les feuilles jaunissent

Attaques des ottiorynques : ce petit charançon nocturne fait des demi-cercles sur le bord des feuilles, en cas d’attaque importante il peut causer des dégâts au collet de la plante.

Un dernier mot du camellia en Bretagne : Nantes capitale du camellia

C’est Abraham-Ferdinand Favre, maire de cette ville de 1832 à 1848 qui, suite à un voyage en Angleterre introduisit de nombreux plants dans sa ville. Depuis de nombreuses sociétés horticoles propagent le camellia et leurs adhérents créent de nouvelles obtentions.

A noter que tous les hybrides de williamsii perdent leurs fleurs fanées ce qui leur laisse un aspect toujours net.

Les hybrides de japonica gardent souvent leur fleurs  fanées ou rouillées par le gel. GC

 

Camélias : choisir et cultiver les meilleures variétés  par Thomas et Olivier Roué –  Editions Ulmer se trouve dans notre bibliothèque.

Site internet de la Société Bretonne du Camellia : http://camellia-sbc.com/

Autre site www.camellias.picswww.camellias.pics